• Vous connaissez peut être ce logo de Firefox qui a évolué.

    Et là, je vous propose sa version galette des rois.

    Une personne de notre entourage a tenté cette mise en forme galette.

    La galette des rois mages ...

    Et restons dans le domaine de cette fête des rois mages.

    On m'a fait parvenir un diaporama sur la représentation des rois, tableaux et mosaïques, et

    depuis quand le nom des mages existe.

    Et là, le nom de Ravenne m'inspire.

    On y est passé, et j'ai pris quelques photos, je vais de ce pas, les redécouvrir.

    Et ce dans mes plus anciens dossiers en numérique, en 2007.

    Et là, devant mes yeux ébahis, cette photo prise sur place mais avec notre tout premier APN, pas top pour les mosaïques, et moi pas top non plus ..... On peut quand même lire les noms des trois rois mages.

    La galette des rois mages ...

     C'était en 2007, les premiers moustiques tigres étaient arrivés en Italie par le port de Ravenne.

    Et à l'entrée d'un cimetière on disait de ne pas mettre d'eau dans les petits bassins à eau bénite, car y peuvent croître les larves de moustiques. C'était la campagne " coupez l'eau aux moustiques tigres ".

    ************

    Et là, observez bien la forme du chapeau de certains rois mages.

    Une forme en " turban " , qui serait à l'origine de la forme du kugelhopf ...

    Il est de tradition de penser que ...

    ▼ 

    " La brioche alsacienne serait originaire de Bethléem. Un roi mage, en sortant de la crèche, y aurait oublié son chapeau, un turban en fil d’or serti de diamants en forme d’amande. À son retour de croisade, ce couvre-chef se serait retrouvé chez un pâtissier strasbourgeois, qui s’en serait servi comme moule. Ainsi serait né le « Kugelhopf », qui signifierait « turban » en alsacien ".

     

    On est là, dans le domaine de la légende, et peut être moins celle de la vérité historique, si elle existe !

     ▼

     

     Extrait de l'oeuvre d'Andrea Mantegna "Adoration des Mages" - Vers 1497-1500 - Détrempe et or sur bois ; 54,6cm x 70,7cm© Andrea MANTEGNA - The J. Paul Getty Museum - Malibu

    Et parmi les photos du diaporama, il a aussi été montré ceci.

    ( Je ne pensais pas la représentation des rois mages si ancienne ).

    La galette des rois mages ...

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  • Quelques œuvres représentant des crèches.

    Où est-ce que tu crèches?

    Comme c'est long, je vous propose trois niveaux de lecture.

    Version longue que je me suis imposée puisque je faisais le billet :-))

    Je vous propose une version plus courte, juste avec les caractères en gras, pour apprendre un petit quelque chose ...

    Et même sans lire, juste avec votre sens de l'observation, vous arriverez à faire votre propre commentaire.

    1

    Ce panneau de bois peint du 12ème siècle, d’un auteur inconnu, se trouve au musée diocésain de Solsona (Espagne).Les deux lits sont comme superposés, en raison de l’absence de perspective : celui du bas ressemble à un trône, celui du haut semble flotter. On distingue deux trilogies de personnages : au premier plan, Marie couchée, comme une femme qui vient d’accoucher et comme il est de coutume de représenter la scène dans la tradtion byzantine. Joseph est pensif, dépassé; l’ange témoigne du mystère de l’incarnation. Au second plan, Jésus (visage d’adulte avant l’heure) est veillé par le boeuf et l’âne. Le boeuf est souvent plus près de Jésus que l’âne; pour les Pères de l’Eglise, le boeuf représente les juifs, il peut être offert en sacrifice, l’âne représente les paens (plus tard, cette interprétaion symbolique s’inversera).Nous pouvons admirer la dominante de couleurs chaudes, la puissance du trait de cette composition élaborée

    2

    L’oeuvre du jour se trouve à Washington, à la National Gallery of Art, elle est toute petite (entaille !) : 43,5 X 44,5cm, mais cette fois, on en connaît la date d’exécution : entre 1308 et 1311 et surtout le peintre qui l’a exécutée : Duccio di Buoninsegna, illustre peintre siennois. Ce qui vous a certainement frappé, c’est la profusion de personnages : Marie occupant tout le centre du tableau, toujours semi-allongée à la manière byzantine, drapée dans un ample manteau bleu; Jésus a cette fois la taille d’un nourrisson; Joseph reste en retrait; s’ajoutent à la scène le boeuf et l’âne, mais aussi des anges, des bergers (et des moutons, un chien aussi) et au premier plan, une scène annexe : deux femmes baignant un enfant ; ce sont les sage-femmes décrites dans un texte apocryphe (non reconnu par l’Eglise) et l’Enfant, c’est bien Jésus, présent deux fois dans le tableau et identifiable à son auréole, comme les autres saints personnages. Le ciel est encore doré, mais un décor se met en place : une montagne, des rochers et un abri surmonté d’une toute petite étoile...

    3

    Avec cette fresque de Giotto datant de 1303-1306, nous quittons le monde byzantin : plus de fond or, mais un ciel nocturne, un décor de rochers, un petit abri. Il s’agit en fait d’une Nativité doublée de l’Annonce aux bergers : Les anges annoncent la bonne nouvelle aux bergers à droite, accompagnés de leur troupeau. Marie allongée se tourne vers l’Enfant, le regarde, s’apprête à le prendre dans ses bras. Joseph pense ou dort. Le boeuf et l’âne sont près de Jésus à côté de la crèche-mangoire où est couché le nouveau-né. Remarquez que l’âne, ici, se détourne de l’Enfant, annonçant le rejet du Messie par son peuple. Cette fresque fait partie du cycle de peintures de la chapelle des Scrovegni à Padoue.

     

    4

    Ce détail d’un petit panneau de 33 X 24 cm, daté des années 1340-1350, se trouve à la Gemäldegalerie de Berlin. Son auteur est connu sous le nom de Maître de la Nativité de Berlin, autant dire qu’on ne sait pas grand chose de lui ! L’anatomie, les proportions ne sont pas respectés, mais le peintre a su parfaitement rendre la sérénité et la tendresse de la scène. Marie cette fois ne se contente plus de regarder son nouveau-né ou de tendre les bras vers lui; elle le serre dans ses bras. Joseph est toujours pensif, mais il n’est plus extérieur à la scène. La scène s’humanise..

    5

    Cette scène, pleine de tendresse fait partie d’un immense et magnifique retable de 1350 environ qui se trouve aujourd’hui dans la cathédrale de Köln. Quel chemin parcouru depuis les représentations hiératiques du 12ème :Le boeuf et l’âne sont sagement à l’arrière plan, Marie et Joseph sont ensemble, en prière, en adoration devant leur fils. Ce qui fait tout le charme et la profonde humanité de la scène est le geste de Jésus se penchant hors de sa crèche pour venir déposer un baiser sur la joue de Marie. Parmi les douze panneaux relatant l’enfance du Christ figure d’ailleurs aussi une scène où Joseph donne le bain à l’Enfant...L’article de Wikipedia «Retable des Clarisses» est très bien documenté si vous voulez en savoir davantage.

     6

    Conrad von Soest a peint en 1404 une scène très familiale aux multiples détails pour le retable de l’église de Bad Wildungen près de Kassel. En arrière plan, un berger est prévenu par des anges, le boeuf et l’âne veillent, l’abri est plus sophistiqué. On assiste à un geste de tendresse réciproque entre Marie et Jésus, tous deux nimbés d’or. Pour la première fois, c’est Joseph qui est en avant plan : en père soucieux et aimant, il est en train de raviver le feu sur lequel il prépare une bouillie....

    7

    Encore une Nativité très domestique ; on l’attribue au Maître de Salzbourg (1400) ; elle est conservée au Musée de l'art médiéval autrichien à Vienne . Marie tend son fils aux deux sages-femmes pour le bain. Cette scène est très fréquente à l’époque byzantine et au Moyen Age et disparaîtra quand la Contre-Réforme catholique au 16ème siècle censurera les scènes tirées des textes apocryphes. Tout est fait pour le confort de Marie et Jésus. Amusez- vous à relever tous les détails 

    8

    Oeuvre complexe (1420) de Robert Campin, peintre flamand, exposée au Musée desBeaux-Arts de Dijon avec une multitude de détails, de contrastes, de symboles. Nativité et Adoration des bergers à la fois, la scène se déroule de jour et pourtant Joseph tient une bougie, dont il protège la flamme ( La naissance de Jésus est la lumière qui efface les ténèbres) ; l’enfant n’est plus emmailloté dans une mangeoire, mais nu, par terre, même pas sur le manteau blanc virginal mais bordé d’or de Marie comme on le voit souvent, (allusion aux visions mystiques de Ste Brigitte de Suède : «Marie enleva son grand manteau blanc, retira son voile et dénoua ses cheveux blonds. Elle prépara des langes près d'elle puis se mit à genoux. Pendant qu'elle priait, mains levées, l'Enfant naquit soudain, sans aucune aide, environné d'une vive lumière. Il était nu sur le sol.») Le corps malingre de l’enfant souligne la décision de s'incarner dans un enfant fragile. Par ailleurs, le boeuf se détourne, l’étable est en ruine, alors que les personnages portent des costumes somptueux. Il faut admirer aussi le paysage minutieux, un tableau à lui tout seul, la vivacité des couleurs, les drapés des costumes. La grande rigueur, la minutie et l'attention portée aux détails dans la reproduction des objets et des paysages sont typiquement flamands

     

    9

    Ce tableau est la partie centrale d’un retable de Rogier Van der Weyden, immense peintre flamand. On peut l’admirer à la Gemäldegalerie de Berlin. Il a été peint entre 1445 et 1450. Voir un nourrisson nu posé à même le sol nous choque aujourd’hui, mais il s’agit de signifier que Jésus assume dès sa naissance la condition humaine fragile et mortelle. Joseph tient à nouveau une petite bougie allumée. Marie au centre du tableau illumine la scène avec sa robe blanche. Un personnage de plus : le donateur de l’oeuvre, le chevalier Bladelin, en vêtements noirs. Les trois personnages agenouillés ont le regard baissé vers l‘Enfant. L’émotion est palpable. Remarquons l’abri où se déroule la scène : une étable / chapelle en pierre soutenue par des murs aux fenêtres romanes d’un côté, par une colonne de l’autre côté. La scène se déroule non loin d’une ville, Middelbourg, fondée par Pierre Bladelin; on aperçoit en haut à droite la rue principale. A gauche du tableau, le décor est champêtre : une prairie, des bois, des moutons, des berger

    10

    Cette Nativité, réalisée vers 1470, est l'œuvre du maître du Quattrocento italien Piero della Francesca, auteur d'importants traités sur la perspective. Elle se trouve aujourd’hui à la National Gallery de Londres. C’est une de ses dernières oeuvres, qui semble d’ailleurs inachevée. Jésus est couché sur le manteau de Marie, au sol, les bras tendus vers sa mère, presque au centre de la composition. Marie est agenouillée, les mains jointes, vêtue de bleu (signe de la royauté céleste), blanc (virginité) et rouge (allusion à la future mort du Christ).Un groupe de cinq anges chantant et jouant du luth et de la viole constitue l'arrière-plan immédiat de Jésus. Joseph, à droite, assis sur un bât, semble se désintéresser de la scène. Derrière lui se trouvent les bergers, dont l’un, bras levé, désigne sans doute l’étoile. L’étable rustique est en ruine, symbolisant l'Église que le Christ vient reconstruire. Une pie (symbole de joie) est perchée sur le toit. Derrière Marie, le bœuf baisse la tête tandis que l’âne gueule ouverte, naseaux retroussés, ajoute son braiment au concert des anges. Des éléments de paysage et de cité sont visibles au fond du tableau. Ce qui frappe est la dominante bleue, froide. D’ailleurs les treize acteurs se répartissent dans l’espace du tableau, mais ils ne se regardent pas, ne se parlent pas. Oeuvre énigmatique et fascinante comme toutes celles de Piero della Francesca ....

     

    11

    Fra Diamante est un peintre italien du XVème siècle, un frère carme de Florence, ami et assistant de Fra Filippo Lippi. La scène d’adoration devant une maison-étable en ruine est relativement classique de même que le paysage au fond avec le berger et son troupeau. Les deux anges encadrent littéralement la scène. Le nourrisson est un beau bébé joufflu qui suce son pouce, bien éveillé, un bébé comme on les aime. On peut aussi remarquer les auréoles diaphanes de Marie, Joseph et Jésus. Portons l’attention sur trois animaux inhabituels : la colombe en haut au centre , c’est bien sûr l’Esprit saint. Elle figure souvent dans les nativités de Lippi. Un lézard grimpe le long du mur : son immobilité au soleil en fait un symbole de contemplation de la lumière divine et  le chardonneret Où est-ce que tu crèches? sous l’ange de droite ?  il peut être symbole de l’âme et de la résurrection, mais aussi du sacrifice. Selon la légende, le front rouge du chardonneret symbolise les taches de sang du Christ dans la Passion, Il aurait aussi tenté de retirer les épines de la couronne du Christ... A l’avant plan, le bâton de voyage de Joseph et sa gourde, comme quoi symbolique et détails prosaïques peuvent parfaitement se côtoyer... L’oeuvre date de 1465 et est exposée au Louvre.

    Où est-ce que tu crèches?

    12

    L’oeuvre se trouve à la Gemäldegalerie de Berlin (1480), mais son auteur a oeuvré en Alsace, il est même né à Colmar. Si je vous dis « Vierge au buisson de roses », vous me répondrez Martin Schöngauer et vous aurez raison. Marie, Joseph, les trois bergers, l’âne, le boeuf, tous ont le regard baissé, tourné vers l’Enfant. Adoration, atmosphère de paix, de sérénité ... Ceci n’empêche pas les détails plus prosaïques : au premier plan, le bâton et le baluchon de Joseph, rappel de la route vers Bethléem. Quand les musées rouvriront, pourquoi ne pas aller au musée Unterlinden admirer les gravures et le très beau retable des Dominicains de celui qui fut surnommé le « beau Martin » en raison de la grâce et du fini de son travail, ou plus probablement en raison du raccourcissement de son patronyme en Martin Schön (schön = beau).

     

    13

    La Nativité avec le portrait du cardinal Jean Rolin est attribuée au dit Maître de Moulins datant de 1480 et conservée au musée Rolin de la ville d'Autun. Le style est celui des primitifs flamands : les collines bleutées du paysage du fond, les bergers en conversation, taille des personnages encore en perspective signifiante (Marie est manifestement plus grande, les anges penchés sur le berceau en attestent). On retrouve les éléments symboliques classiques de l'iconographie chrétienne : •le bleu marial (vêtement de Marie), •le rouge de la Passion du Christ (robe du cardinal), •le blanc de la Pureté (visage et coiffe de Marie, l'hermine de la cape du cardinal, le pelage de son chien), •la fidélité incarnée par le chien. La carnation de Marie (mains et visage) est particulièrement blanche (la marque de son origine noble), les autres protagonistes ont une carnation plus sombre, liée à leur origine plus terrienne ou populaire. Remarquons aussi qu’un linge a été placé sous l’Enfant pour le protéger du foin de la mangeoire. Le musée d’Autun a mis en ligne une petite vidéo commentant cette oeuvre.

    Voici le lien :https://youtu.be/p4_RBSZDtOk 

    14

    Nous sommes à la toute fin du 15ème siècle, entre 1482 et 1485. Domenico Ghirlandaio a peint cette Nativité pour l’église de la Ste Trinité à Florence. Nativité ? oui, mais aussi Adoration des bergers et ... regardez à gauche : un cortège royal à cheval descend le long du chemin, les Rois mages, mais oui, arrivent aussi. Ghirlandaio a uni dans cette oeuvre les textes de deux évangiles : l’annonce aux bergers figure chez Luc, mais la venue des mages est narrée par Matthieu. Notez que les plus modestes sont arrivés les premiers... Marie, les bergers sont en adoration devant l’Enfant; même le boeuf et l’âne semblent bien attentifs; Joseph se tourne vers le ciel. Jésus repose sur le manteau de Marie au pied d’une mangeoire ressemblant à un sarcophage antique, comme les colonnes soutenant un pauvre toit en ruine. Nous retrouvons tout au bas du tableau 

     un chardonneret, Où est-ce que tu crèches?  peu visible, annonce de la passion. Observez les mains et les regards, ils parlent ...

    Où est-ce que tu crèches?

    15

    Cette peinture (108,5 × 74,9 cm) exécutée, autour de 1500-1501, par Sandro Botticelli, et conservée à la National Gallery de Londres, était sans doute destinée à la dévotion privée d'une noble famille florentine. La grotte de la Nativité est située au centre de la composition. Elle est constituée d'un relief rocheux très stylisé, ouvert vers son fond laissant entrevoir un bois couvrant tout le fond de la composition avant un ciel dégradé de bleu ; une étable en devant est constituée d'une toiture en paille soutenue par deux troncs d'arbres et des étais. La Sainte Famille y est placée : Jésus au centre sur une auge couverte d'un drap blanc tend les bras vers Marie, sa très gracieuse maman, agenouillée, les mains jointes adorant son Fils ; Joseph est assis par terre somnolant. Derrière eux, au-delà de leur mangeoire, se trouvent le bœuf et un âne placé plus en hauteur. Sur la gauche de la crèche, un ange vêtu de rose accompagne trois personnages, portant cape et vêtus d'ocre, de rouge et de vert, couronnés de rameaux d'oliviers. En regard à droite, un autre ange, habillé de blanc montre l'Enfant à deux personnages agenouillés, jambes nues, chaussures percées. Au-dessus de la toiture de la crèche se trouvent trois anges avec des habits blancs, rouges et verts. Ils entonnent un chant en tenant un livre de chant entre les mains.

     *************

    Une église centre Strasbourg.

    L'église catholique Saint Pierre le Jeune.

    Où est-ce que tu crèches?

     

    Et pour finir, ce clin d'œil, il y a longtemps, c'était un défi entre internautes, il fallait faire une crèche avec des objets de tous les jours.

    Sans accessoires spécialement Noël. 

    Le vainqueur ici .... :-))

    Où est-ce que tu crèches? 

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